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màj : 13/04/00

Association Asthme France
3 rue de l'Amiral Hamelin
75116 PARIS France

Association Asthme Journal Asthme Infos courant = 1999 ?
Programme National de Recherche et d'Education
Traduction (partielle) en : | Anglais/English |  :-)

tél. (33 1) 47 55 03 56 Fax (33 1) 44 05 91 06
courriel à Ch. Rolland

[Présentation de l'Association Asthme] [Qu'est-ce que l'asthme ?] [La mesure du débit expiratoire de pointe] [Enquêtes réalisées par l'association Asthme] [Journal de l'association] [Editos Asthme Infos de 1996/1997]

Nro Parution Asthme Infos : Thème
Journal de l'Association Asthme
Auteur
33 Déc. 98 Asthme, infections et vaccinations : "L'asthmatique face à l'infection" Pr D. Vervloet
32 Sept. 98 La crise d'asthme : "Faire le point avec son médecin" Dr Jean-Claude Pujet
31 Mai 98 Bien respirer : "Au commencement était le souffle" Pr François-Bernard Michel
30 Avril 98 Asthme et psychologie : Pour des idées claires Pr François-Bernard Michel
29 Février 98 Sport et Asthme : Le sport, pour quoi faire ? Pr Philippe Godard
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Edito's de précédents numéros

Allergies alimentaires et Asthme   Asthme Infos N° 28 Décembre 1997   Trouver les causes de "l'explosion"    

L'asthme et la femme   Asthme Infos N° 27 Octobre 1997   L'histoire de la maladie aux différentes étapes de la vie     Articles du   Nro 27 consultables sur Asmanet en cliquant ici écrivez-nous pour donner votre avis sur ce mode de publication sur l'Internet (Christine Rolland >asthme@easynet.fr )

Qualité de vie    Asthme Infos N° 26 Juin1997   Etats Généraux de l'asthme

Des progrès thérapeutiques constants   Asthme Infos N° 25 Avril 1997

L'asthme de l'enfant : Pour vivre pleinement   Asthme Infos N° 24 Mars 97

L'asthme est-il héréditaire ? et alors ?   Asthme Infos N° 23 Décembre 96

Gérer l'urgence respiratoire    Asthme Infos N°20 Avril 1996

Asthme, infections et vaccinations Journal Asthme Infos #33
Asthme Infos N° 33 Décembre 1998
L'asthmatique face à l'infection

Pr. D. Vervloet Voici un beau sujet puisqu'il intéresse tout asthmatique qui a eu, a, ou aura un jour une infection qu'elle soit virale ou bactérienne, qu'elle soit bronchique, pulmonaire ou intéressant un autre système. Par ailleurs, tout un chacun, asthmatiques et allergiques compris, aura à se faire vacciner. Ce numéro d'Asthme Infos essaie donc de répondre à certaines des questions que l'on peut se poser : l'infection est-elle plus dangereuse chez l'asthmatique que chez les autres ? Peut-elle aggraver l'asthme, peut-elle créer l'asthme, protéger de l'asthme ? Ces réponses sont différentes selon les situations où l'on se place.

"Que pensez des vaccinations ?"

Souvent l'on entend dire : "Mon enfant a un terrain allergique. Il doit être dispensé de vaccination et donc, pas de BCG, pas de vaccin contre la rougeole, la rubéole, etc. ". Ou encore, " Docteur, j'ai de l'asthme, que pensez-vous de la vaccination contre la grippe ? " Là encore les réponses ne sont pas univoques. L'enfant allergique qui n'a pas de lésions cutanées extensives (comme par exemple un eczéma suintant) peut et doit être vacciné par le BCG. Les vaccins, toutefois, chez certaines personnes (pas spécialement d'ailleurs les asthmatiques) peuvent déclencher des réactions allergiques à tel ou tel constituant entrant dans la composition vaccinale.

"Je suis allergique aux microbes
et l'on m'a proposé une désensibilisation,
qu'en pensez-vous ?
"

La désensibilisation microbienne est et doit actuellement être abandonnée chez l'asthmatique en particulier.

Aucune désensibilisation microbienne n'a véritablement démontré une quelconque efficacité dans le traitement de l'asthmatique. En revanche, désensibilisation (microbienne ou à quelque autre substance allergisante) ne doit pas être confondue avec vaccination et immunomodulation visant non pas à diminuer le rôle d'une allergie mais à renforcer les défenses immunitaires.

"Je suis de terrain allergique et
donc je ne supporte pas les antibiotiques.
"

Certaines personnes asthmatiques ou non peuvent avoir une véritable allergie à un antibiotique. Il faut cependant rappeler 3 points importants : d'une part l'allergie à une famille d'antibiotiques n'implique en aucune façon une allergie à d'autres familles d'antibiotiques distinctes du point de vue chimique.

Par ailleurs, l'asthmatique n'est pas plus exposé que d'autres à une éventuelle allergie générale aux antibiotiques. Enfin, beaucoup de réactions attribuées à une allergie aux antibiotiques sont liées à des effets secondaires qui ne sont pas d'ordre allergique.

Pr D. Vervloet


La crise d'asthme Journal Asthme Infos #32
Asthme Infos N° 32 Septembre 1998
Faire le point avec son médecin

Dr Jean-Claude PujetDès 1868, le Pr A. Trousseau s'exprime ainsi : "L'asthme est une affection spasmodique qui se manifeste par des attaques consistant en des accès de dyspnée et d'oppression, attaques qui réapparaissent à des époques plus ou moins régulières, plus ou moins rapprochées.

Un individu jouissant de la plénitude de la santé se couche aussi bien portant que d'habitude et s'endort tranquillement. Quelques heures plus tard, il est brusquement réveillé par un accès d'oppression des plus pénibles... l'anxiété augmente... le patient se lève sur son séant... puis court ouvrir sa fenêtre pour chercher au dehors l'air qui lui manque... L'accès dure une, deux heures, plus encore ; puis l'orage se calme... Pour certains, une oppression subsistera dans la journée..., pour d'autres l'accès se répète le soir, absolument semblable à celui de la veille... "

Longtemps, la définition de l'asthme s'est réduite à cette situation de crise en crise.
Depuis quelques années, les experts insistent sur le caractère chronique de la maladie, le rôle prépondérant de l'inflammation qui subsiste souvent entre deux crises ressenties.

L'asthme a souvent débuté par des signes bâtards : bébés siffleurs, toux nocturnes des jeunes enfants, rhinites à répétition ou oppressions thoraciques provoquées par la course et le fou-rire des jeunes adultes. La première crise est l'occasion pour le patient de prendre un avis médical qui donnera confirmation du diagnostic.

Mais, quelle que soit la qualité de la prise en charge médicale et le niveau de l'adhésion au diagnostic et au traitement du patient, celui-ci gardera avec juste raison l'anxiété d'une nouvelle crise qui surviendra souvent dans un même contexte : agression (virale, allergénique, chimique, psychologique), baisse ou oubli du traitement d'entretien.

La répétition des crises ne doit pas être vécue comme un ECHEC, mais comme l'occasion de faire le point avec son médecin sur son mode de vie , le schéma thérapeutique, sa capacité à mettre en application une stratégie d'éviction des agresseurs et, pour certains, un plan d'auto-gestion raisonnée des crises.

Dr Jean-Claude Pujet


Bien respirer Journal Asthme Infos #31
Asthme Infos N° 31 Mai 1998
"Au commencement était le souffle"

Pr François-Bernard MichelLes précédents États généraux de l’asthme se sont attachés à la maladie. Il était bien naturel qu’une association, qui se propose d’informer sur une maladie et d’éduquer à sa prise en charge, s’employât à donner les éléments d’information et d’éducation. Mais il est tout aussi naturel, au-delà de l’asthme et des asthmatiques, de s’attacher à la respiration, à ses mécanismes et à ses perturbations.

Car, " au commencement, le Souffle de Dieu (Neffesh) planait sur les eaux ". Ce n’est pas un hasard, si les hommes de la Bible avaient placé le récit des origines sous le signe du souffle. La première parole du nouveau-né n’est-elle pas un cri respirant, qui simultanément déploie ses poumons et l’autonomise ?

Aujourd’hui, où l’on n’a le temps de rien, pas même de respirer, il est essentiel et urgent de revenir au souffle, car " le souffle, c’est la vie ". Résumer la complexité et la richesse des différents aspects du souffle est impossible, rappelons seulement plusieurs choses :

La respiration est un échange avec l’environnement, échange autant physico-chimique (prise d’oxygène et rejet de gaz carbonique) que symbolique (relation et communication avec le monde extérieur). On sait l’étendue et la portée aujourd’hui de cette symbolique : en respirant, je prends et rends au Cosmos, choix de vie, de l’avoir ou de l’être, le yang et le yin.

La respiration est binaire et ses deux temps (inspiration - expiration) impliquent une activité rythmique, à l’instar des autres systèmes biologiques rythmés. L’eurythmie respiratoire, rythme respiratoire harmonieux, conditionne une bonne santé, sa fréquence est une constante biologique : dyspnée et polypnée sont préjudiciables et perturbent la santé.

Ce rythme respiratoire " diffuse " à l’ensemble de l’être. Il imprègne donc d’autres rythmes, celui de la pensée et de son expression verbale, de la créativité notamment.

Paul Claudel rappelait avec raison que " la respiration est le berceau du rythme ". L’harmonie corporelle est conditionnée par l’harmonie respiratoire.

La respiration, enfin — comme toute autre fonction— peut être symptôme, c’est-à-dire parole du corps. Une parole pour dire quoi ? L’ineffable, ce qui précisément ne peut être dit par le larynx, parce qu’il n’y a pas (ou qu’on n’a pas) de mots pour le dire. Paul Valéry, ce bronchitique tabagique, l’avait compris : " Il n’y a pas de paroles pour certains états. (...) Alors ce sont des organes dont ce n’est pas la fonction qui sont obligés de recevoir ces efforts impuissants d’expression, d’expulsion. Le cœur, le souffle sont altérés ". Et l’asthme, pourrait bien être la parole d’une souffrance insérée au cœur de la poitrine.

Rappeler l’importance de la respiration ne rend que plus désolant le constat d’insuffisance de la prise en charge décisive des problèmes d’environnement, de qualité de l’air et de pollution, de particules inhalées, de tabagisme, etc. Désolant aussi d’observer combien de jeunes en fin d’études secondaires ignorent à peu près tout de leur patrimoine souffle : sa mesure, son contrôle au repos et à l’effort, les facteurs qui le maintiennent ou le réduisent. Ce souffle, élément essentiel, non seulement d’une bonne santé, mais de la qualité de vie.

On se demande évidemment pourquoi une fonction si vitale est aussi peu privilégiée — ou autant défavorisée. Ne serait-ce pas à cause de la connotation étrangement mystérieuse et donc anxieuse qui s’attache à elle, ou plus simplement, en raison de la défaveur dans laquelle sont tombés ces synonymes, indéfinissables et pourtant essentiels du souffle, que sont " l’Âme" ou " l’Esprit " ? Il est urgent que nous tous, médecins, soyons d’ardents zélateurs du souffle !

Pr François-Bernard Michel


Asthme et psychologie Journal Asthme Infos #30
Asthme Infos N° 30 Avril 1998
Pour des idées claires

Pr François-Bernard MichelL’asthme c’est psychique ! Mais non, c’est somatique ! Voilà des affirmations entendues, affirmées encore hélas de façon péremptoire, et qui comportent leur part de vérité... et d’erreur !

Il nous a semblé que le sujet était assez important pour justifier un numéro spécial d’Asthme-infos.

Essayons donc de dégager quelques idées claires, même si elles apparaissent trop schématiques pour un sujet complexe. Nous procéderons (selon la méthode hippocratique) par aphorismes :

  1. L’influence des facteurs psychologiques sur l’asthme (comme sur tout ce qui est de l’homme !) est connue de longue date. Les asthmatiques et leurs familles savent bien que toute émotion violente, agréable ou désagréable, peut déclencher une crise ou, inversement, améliorer l’asthme.
  2. Certains ne veulent voir dans l’asthme que cette influence et affirment, à cause d’elle " L’asthme, c’est psychique ".
  3. D’autres en revanche, des médecins parfois, qui ne jugent l’asthme que par spirographies, tests d’allergie ou bronchoscopies, ne retiennent que la composante organique. " L’asthme, c’est somatique ! " Leur affirmation est fondée : l’asthme s’entend (auscultation), se mesure (spirographie), se teste (tests d’allergie), se voit (endoscopie).
  4. Chacune des deux positions a sa part de vérité. Pour les concilier, on a inventé une formule magique: " L’Asthme, c’est psychosomatique ! " Et on abuse de cette formule, jusqu’au ridicule de dégager des pourcentages : l’asthme de Madame X... est à 55 % psychique et 45 % somatique...
  5. Cette affaire de psychosomatique, nous la traînons depuis Platon et sa distinction " psyché " et " soma", le cerveau et les viscères. Elle a été largement entretenue ensuite par la pensée judéo-chrétienne (l’âme et le corps).
  6. Il faut désormais tordre le cou à ces conceptions et les récuser définitivement en admettant que l’être humain est une globalité et qu’on ne peut dissocier son esprit et son corps, ses états psychologiques et bronchiques. Souvenons-nous des réflexes conditionnés de Pavlov et retenons qu’un tel réflexe conditionné suffit aujourd’hui à dégranuler des mastocytes, les cellules cibles de la réaction allergique.
  7. Ces notions étant précisées, il reste à envisager deux domaines très distincts dans les facteurs psychologiques de l’asthme:
    • Les conséquences psychologiques de l’asthme, indéniables. Comment un être qui souffre depuis l’enfance de crises invalidantes et angoissantes, pourrait-il ne pas être habité par l’angoisse de mourir étouffé dans une crise et devenir obsessionnel, voire dépressif ? C’est une première situation, exposée dans ce numéro d’Asthme-infos.
    • Le deuxième domaine est une interrogation : et si (comme tout symptôme corporel) l’asthme était une parole du corps, pour exprimer une souffrance INEFFABLE (dictionnaire : qui ne peut pas être dit avec des mots) ? En d’autres termes, une parole qui, au lieu de passer par les cordes vocales du larynx, passerait par ce bruit audible qu’est le sifflement des bronches, mais incompréhensible, si ce n’est qu’il manifeste une souffrance.
  8. Quelle souffrance ? L’asthmatique l’ignore et le médecin aussi. Mais au-delà de la prise en charge habituelle et particulièrement les médicaments, l’asthmatique qui le souhaite peut tenter de réfléchir à la souffrance que pourrait manifester son asthme et tenter de " changer de langage ", c’est-à-dire de verbaliser cette souffrance qui oppresse sa poitrine.
  9. Ici, il faut se garder de psychologie de " Café du commerce ", c’est-à-dire de fantasmer sur telle ou telle cause imaginaire qui serait responsable de l’asthme: " l’asthme ça veut dire que... ", " vous avez de l’asthme parce que... ", etc.
  10. Réfléchir à une souffrance (qui date peut-être de la première enfance, voire de l’expulsion de l’accouchement (ce "cataclysme"!) est une démarche laborieuse. Elle ne signifie absolument pas psychanalyse! Il s’agit pour l’asthmatique de prendre conscience que l’asthme, c’est aussi une façon d’exprimer son hypersensibilité biologique (allergie) et affective. Percevoir cette dimension ne guérit pas pour autant l’asthme, mais permet à l’asthmatique de s’approprier son symptôme, et éventuellement " d’en faire quelque chose ", dans sa vie personnelle et sa créativité.

Pensons-y !                                                                               Pr François-Bernard Michel


Sport et Asthme Journal Asthme Infos #29
Asthme Infos N° 29 Février 1998
Le sport, pour quoi faire ?

Pr Philippe GodardL' asthmatique, quel que soit son âge, doit pouvoir faire du sport s’il le souhaite. Il n’est pas question ici de forcer qui que ce soit à aller contre sa nature, mais de dire pourquoi il peut, ou même doit pratiquer une activité sportive.

Le plaisir est probablement la première motivation. Le plaisir retiré d’une telle activité est le plus souvent intense et durable. Il est augmenté par le désir de la pratique elle-même, mais aussi par l’accomplissement d’une activité réputée irréalisable, voire contre-indiquée par d’autres. En 1986, nous avons accompagné une douzaine d’adolescents asthmatiques au sommet du mont Blanc (4 808 m d’altitude !). Leur joie - et la nôtre - explique ces propos.

Malheureusement certains sports sont contre-indiqués, un seul (la plongée sous-marine avec bouteilles) l’est formellement; d’autres comme l’équitation chez l’allergique sensible au cheval sont discutés au cas par cas. Il convient donc d’être attentif à ne pas transformer un plaisir en frustration.

L’utilité est probablement une deuxième motivation profonde à la pratique sportive. Cette utilité est évidente pour le commun des mortels ; même si les spécialistes de cardiologie n’ont pu démontrer formellement que les habitudes de l’enfance avaient une influence favorable sur la condition physique de l’adulte et du retraité, notre conviction est suffisamment forte pour entraîner l’adhésion. En fait, il est important de montrer à l’asthmatique que sa qualité de vie globale va s’en trouver améliorée, dans l’immédiat, et à long terme.

Sur l'Internet, un militaire grec a consacré un site Web aux asthmatiques célèbres du souffle et de l'asthme( http://members.tripod.com/~limnos/index-2.html ). L’histoire de l’un d’eux est particulièrement intéressante ; en effet, malgré une hospitalisation en réanimation dans l’année précédant les jeux Olympiques, cet athlète a pu reprendre l’entraînement et gagner une médaille.

Le mot de conclusion, nous le laisserons si vous le voulez bien à un fin connaisseur des hommes en général, des sportifs en particulier : "L’essentiel est de participer", en ajoutant "avec plaisir".

Pr Philippe Godard


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L'ASSOCIATION ASTHME
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Fiches d'information disponibles sur Asmanet

  1. Qu'est-ce que l'asthme ?
  2. Inhalateurs et Asthme
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