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Osez parter ! Lorsque vous appelez l’Association Asthme & Allergies, nous sommes souvent surpris de constater que vous exprimez auprès de nous des préoccupations que vous dites ne pas aborder avec votre médecin. Lorsqu’il m’arrive de répondre moi-même au numéro vert, je conclus parfois l’appel en disant : « Parlez-en avec votre médecin ». Souvent, on me répond : « Ah bon ? », « Vous croyez ? », « Je n’ose pas », « Que va-t-il penser ? » Surprenant ? Pas tant que cela. En effet, qui n’a jamais menti à son médecin par peur de le décevoir, d’être ridicule, d’être incompris, d’être « jugé », d’être « rejeté » ? Admettre que l’on ne se séparera jamais du chat que l’on adore alors que chaque contact avec Kiki provoque des crises terribles d’éternuements et de démangeaisons ; ou encore reconnaître que l’on ne donne pas les corticoïdes prescrits à son enfant car on a peur que sa croissance s’arrête alors que l’on a assuré au médecin que l’on suivait ses prescriptions, n’est pas simple. Ces situations sont pourtant très fréquentes. Et je ne parle pas des angoisses, de la honte d’aborder certains sujets, ou du fait que l’on n’a
tout simplement pas compris ce qu’avait dit le médecin, ou que l’on estime que les symptômes auxquels on est habitué sont normaux. Il serait peut-être temps de considérer son médecin comme un véritable partenaire, sinon l’incompréhension mutuelle est assurée. À nous de faire preuve d’une vraie volonté de se prendre en charge, de bien préparer la consultation pour ne rien oublier, d’exprimer ce qui nous préoccupe (il n’y a pas de questions « idiotes »), charge au médecin de faire preuve d’empathie (capacité de se mettre à la place de l’autre). Il serait dommage de s’en priver car des solutions existent. Ch. Rolland,
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Les rhinites allergiques Eternuements, nez bouché, qui coule ou qui gratte ? Rien de plus banal, même en l’absence d’allergie... Ces signes peuvent devenir particulièrement invalidants chez le sujet allergique, du fait de la répétition des symptômes dans certaines conditions, de leur persistance, de leur intensité. Il s’ensuit rapidement des conséquences sur les activités sociales, professionnelles ou scolaires des patients. L’altération de la qualité de vie est plus importante dans la rhinite persistante. La qualité du sommeil peut être perturbée, entraînant un état de fatigue et des troubles de l’attention et de l’humeur. Un nez bouché se complique souvent d’une diminution de l’odorat, pouvant aboutir à une perte parfois complète de ce dernier (anosmie) ainsi que du goût (agueusie). Une respiration uniquement buccale peut, chez un enfant, provoquer des troubles de la dentition. Des manifestations oculaires sont fréquemment associées à la rhinite chez les patients allergiques. On parle alors de rhino-conjonctivite. La rhinite allergique est une maladie inflammatoire de la muqueuse nasale. Mais celle-ci ne reste pas localisée au niveau du nez et des sinus. Elle s’étend à l’ensemble des voies aériennes, des narines aux petites bronches. Ainsi, des études ont montré que plus de 50 % des patients ayant une rhinite allergique présentent une hyperréactivité bronchique qui peut se traduire par un asthme. Une rhinite non traitée peut évoluer vers un asthme, et chez un sujet asthmatique, la présence d’une rhinite peut aggraver l’asthme. Au niveau nasal, l’inflammation se traduit par une hyperréactivité de la muqueuse à de nombreux stimuli : par exemple, un sujet allergique aux acariens va présenter une rhinite au contact de la poussière, mais il va également réagir de manière non spécifique lorsqu’il sera exposé à des fumées, des odeurs fortes, des produits chimiques… Il est donc très important, en cas de manifestations nasales répétées de consulter son médecin. Il ne faut pas se contenter d’une automédication. L’abus de certains médicaments, en particulier des vaso-constricteurs, peut entraîner des effets secondaires parfois graves. Mais attention, un nez qui coule n’est pas toujours allergique, même si les symptômes cèdent sous antihistaminique. De plus, si le nez coule ou n’est bouché que d’un côté, une consultation chez un ORL s’impose : les signes unilatéraux ne sont pas d’ordre allergique. Dr Patrick Rufin
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Quoi de neuf en 2005 ? Tous les asthmatiques et allergiques sont à la recherche du nouveau traitement, du nouveau « médicament miracle » qui permettra de guérir définitivement leur maladie. Les malades pensent parfois que la Recherche n’avance pas assez vite. Pourtant, depuis plusieurs années, les progrès sont réguliers et aujourd’hui, même si elles sont réservées à certains malades bien particuliers, de nouvelles solutions thérapeutiques voient le jour. Néanmoins, le « médicament-miracle » n’existe toujours pas et nul ne sait s’il existera un jour. Mais la prise en charge de l’asthme et des allergies évolue. Depuis quelques années en effet, apparaît la prise en considération du patient, au sens de sa globalité, en tant que personne malade et non plus comme exclusivement porteur de sa maladie. De nombreux progrès apparaissent, dans le domaine de la prévention, de l’éducation et de l’information des malades. « Avoir toujours soif de nouveauté conduit souvent à se priver des vérités essentielles* ». Parler de nouveauté ne doit pas faire oublier le présent et dans une grande majorité des cas, les traitements actuels sont efficaces et permettent aux asthmatiques et aux allergiques de mener une vie la plus normale possible. Pr Daniel Vervloët * J.-F. REVEL in « Le moine et le philosophe »
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C'est le moment de... Si les vacances ont été l’occasion de faire le plein de repos et de bonne humeur, si elles ont en plus, permis de se remettre au sport, alors bravo ! Mais, on ne doit pas s'arrêter en si bon chemin. La rentrée est le moment idéal pour décider de continuer à pratiquer une activité physique. Dans ces cas difficiles, il peut être intéressant de bénéficier de l’expertise d’un CMEI bien rompu à la détection des facteurs déclenchant et aggravant de la maladie asthmatique Par ailleurs, il ne faut pas oublier la pollution intérieure, celle des locaux : la maison, le bureau ou l'école. Tabagisme actif ou passif, animaux domestiques, acariens dans la literie et les coussins, chauffages ou cuisinières mal réglés, pièces insuffisamment aérées... peuvent être aussi nuisibles à nos poumons et à nos bronches que la pollution atmosphérique. Il est temps de réagir. Plus de fumée de cigarette, des oreillers et des matelas protégés par des housses adaptées, des appareils contrôlés et réglés, des locaux quotidiennement aérés et moins chauffés ! La rentrée, c’est aussi pour les plus petits, la crèche, l’école, la vie en collectivité. N’hésitons pas à mettre en place le fameux « Projet d’Accueil Individualisé » qui précise ce qu’il faut faire en cas d’asthme ou d'allergies, pour la sécurité et le confort de l’enfant et il permet d'impliquer les personnels éducatifs autour de la santé de l'enfant. La rentrée, c’est aussi l'approche de l’automne, et l'arrivée des premières infections virales. Il est temps de penser à se faire vacciner contre la grippe. Rappelons aussi – notamment pour les bébés qui vont aller à la crèche - que le BCG doit être pratiqué, et qu'il n’est pas contre-indiqué en cas d'asthme. Etre bien dans son corps et dans sa tête, c'est aussi une affaire de prévention et d'organisation. Pourquoi ne pas également faire le point avec son médecin traitant ? Il est là pour écouter, conseiller, prescrire les bons traitements - médicaments, mais aussi désensibilisation - faire connaître les mesures pour lutter contre les allergènes, aider à établir un plan d’action personnalisé, dispenser une éducation thérapeutique (pensons à ce propos à l’aide qu’apportent les Ecoles de l’Asthme). Pensons enfin à communiquer tous ensemble. En cette période de rentrée, l’Association Asthme & Allergies est plus que jamais présente pour vous aider, vous renseigner, répondre à vos questions, vous orienter. Une Association loco-régionale proche de chez vous pourra être un relais efficace pour trouver de l'aide et des conseils. Enfin, le Numéro Vert d'appel téléphonique gratuit ASTHME & ALLERGIES INFO SERVICE 0800 19 20 21 est à votre disposition du Lundi au Vendredi de 9 heures à 18 heures. A tous, nous souhaitons une excellente rentrée.
Pr Daniel Vervloët
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A la recherche de la qualité de vie
Aujourd’hui, c’est une évidence, tout le monde aspire à une bonne qualité de vie. Même si nous n’avons pas tous la même définition de la qualité de vie, chacun cependant a ses propres critères. Mais lorsque la maladie interfère dans la vie quotidienne, nous nous rejoignons tous pour dire qu’une bonne santé est, de loin, le critère le plus important. Comme le dit un dicton populaire : « quand la santé va, tout va ! » Lorsque l’on est atteint d’une maladie chronique comme l’asthme, on sait que l’on va devoir faire face parfois à des moments de lassitude de devoir prendre encore et toujours des médicaments, des moments de révolte face à la maladie, des moments d’angoisse à l’idée de la survenue d’une crise. On vit aussi comme une profonde injustice de voir son enfant avoir des difficultés à respirer, de l’entendre tousser la nuit ou s’essouffler plus vite que les camarades de son âge. On s’inquiète pour l’avenir : comment l’asthme va-t-il évoluer ? Tous ces moments montrent bien que lorsque l’on est asthmatique, la qualité de vie passe par une bonne maîtrise de sa maladie. Ne pas sous-estimer ses symptômes, connaître et prévenir les facteurs qui risquent de déclencher une crise, savoir réagir lorsque la crise n’a pas pu être évitée, savoir surveiller son asthme, connaître ses médicaments et prendre correctement et régulièrement son traitement, dialoguer avec son médecin, s’impliquer et accepter d’être actif dans sa propre prise en charge sont les clés qui permettent d’accéder à une qualité de vie la meilleure possible.
Sylvie Yassur
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Les
allergies alimentaires Les allergies alimentaires représentent un véritable problème de santé publique. Près d’un quart de la population pense être allergique à un aliment ; pourtant, l’allergie alimentaire prouvée ne concerne que 4 à 6 % des enfants et 2 à 3 % des adultes. Dans la moitié des cas, les symptômes apparaissent avant l’âge de 3 ans. L’allergie alimentaire se manifeste immédiatement après l’ingestion d’aliments, surtout par des réactions cutanées, parfois des troubles digestifs ou respiratoires. Les réactions graves, rares chez l’enfant, plus fréquentes chez l’adulte, de type choc anaphylactique, imposent un traitement immédiat : l’injection d’adrénaline dans la cuisse. Les allergies alimentaires altèrent la qualité de vie et les répercussions sont multiples (familiales, sociales, scolaires et financières). Les enfants peuvent être exclus de la restauration scolaire, des sorties scolaires, du restaurant. L’achat de produits pour allergiques revient cher et le choix des produits, avec lecture de la liste des ingrédients, allonge le temps passé pour les courses. Les causes de l’augmentation des allergies alimentaires sont multiples. Tout d’abord, l’allergie alimentaire survient principalement chez des familles d’allergiques. Les modifications de nos habitudes alimentaires ont introduit dans l’alimentation du jeune enfant des aliments nouveaux comme le sésame. Aussi, avons-nous vu augmenter les cas d’allergie au sésame chez l’enfant. En revanche, le lait de vache est un aliment régulièrement consommé depuis des décennies et le nombre des allergies au lait de vache n’a pas augmenté. La diversification trop précoce de l’alimentation du nourrisson et les modifications des techniques agro-alimentaires sont d’autres facteurs avancés pour expliquer la hausse des allergies alimentaires. Par exemple, l’allergie à l’arachide est peu fréquente en Chine où elle est consommée bouillie alors que nous la consommons grillée, ce qui pourrait favoriser l’augmentation de son caractère allergisant. Faut-il revoir nos habitudes alimentaires ou être plus exigeant sur la qualité des produits que les industriels nous proposent ? Comment aider les familles soumises à ces bouleversements dans la gestion quotidienne de ces allergies ? Recherche, progrès de l’étiquetage, projet d’accueil individualisé en milieu scolaire sont autant de moyens mis en œuvre pour améliorer la vie des allergiques aux aliments. Dr Fabienne Rancé
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Comment agir sur votre environnement pour protéger votre famille ? L’asthme et les allergies ont doublé durant ces vingt dernières années dans nos pays occidentaux. L’explication n’est pas une modification de notre patrimoine génétique mais plutôt une modification de notre environnement : ce que nous mangeons, ce que nous buvons, ce que nous touchons, ce que nous respirons, peut modifier notre système immunitaire l’incitant à se tourner vers une réponse « allergique ». Une fois devenus allergiques, nous serons sans cesse agressés par ce même environnement, devant faire face aux symptômes qui nous toucheront : asthme, rhino-conjonctivite, urticaire, eczéma de contact, œdème de Quincke, choc anaphylactique. Ces symptômes et ces pathologies auront des répercussions sur notre vie sociale, professionnelle, familiale. Ils peuvent être source d’angoisse, de stress ; ils peuvent fragiliser nos liens avec les autres au sein de la famille, de l’école, au sein de notre communauté citoyenne. Ces 11èmes Etats Généraux de l’Asthme et de l’Allergie vont donc tenter, à travers des témoignages, des expertises, des ateliers, de mieux définir notre environnement, ses effets sur notre santé et vont surtout, je l’espère, mieux préciser comment agir, comment réagir à ce qui ne peut être une « fatalité » ou même le « prix à payer » d’un monde développé. C’est notre devoir associatif d’être un moteur, un aiguillon afin d’améliorer notre cadre de vie et donc notre qualité de vie et ceci en partenariat avec tous les acteurs de santé : professionnels, institutionnels, industriels mais aussi avec les médias et les pouvoirs publics. Mme Marie-Josée Roig, Ministre de la Famille et de l’Enfance a accordé son parrainage à notre colloque ; son Conseiller, Mr François Chieze en témoignera personnellement. Qu’ils en soient remerciés ; qu’ils puissent nous aider à ce que nous n’ayons plus d’adolescents qui meurent d’asthme ou d’enfants qui meurent d’allergies alimentaires ; qu’ils puissent nous aider à ce que jeunes et adultes puissent gérer et maîtriser leur handicap. Pr Daniel VERVLOET
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Asthme et allergies : débarrassons-nous des idées reçues ! « Je suis artiste peintre. Je suis asthmatique depuis de nombreuses années. Lorsque mon asthme s’est aggravé, beaucoup d’amis m’ont demandé si j’avais des problèmes psychologiques et m’ont pressée de consulter un psychiatre. En fait, c’était le contact avec la peinture acrylique et les colles que j’utilisais qui aggravaient mon asthme. Aujourd’hui, de ce fait, je suis en train de me reconvertir au dessin et à la craie. Je me souviens aussi de l’époque où mon fils a commencé à être couvert d’eczéma. Un grand nombre de proches m’ont dit : «Ne soigne pas son eczéma, sinon ton fils aura de l’asthme ! ». Que de fois ai-je entendu les conseils, les réflexions de personnes plus ou moins proches, sûrement bien intentionnées, mais pas très informées. On entend tant de choses, qu’on ne sait plus quand il s’agit de mythes ou de vérités. Que de fois suis-je venue voir mon médecin avec une grande liste de questions. En ayant acquis de plus en plus de connaissances, je commence à me rendre compte que j’avais beaucoup d’idées fausses. Il faut dire que beaucoup de gens les font circuler. Et souvent les idées reçues sont plus inquiétantes que la réalité. Aussi, n’ayez pas peur de parler à votre médecin : il vous aidera à éliminer les idées fausses et à avoir moins peur de votre maladie ou de celle de vos proches. Plus on est informé sur sa maladie, mieux on vit et moins on est inquiet. Mon petit conseil : continuez à lire ce journal et n’hésitez pas à poser à votre médecin toutes les questions qui vous inquiètent.» Mme S . Yassur
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asthme-allergies-infos2005.html
asthme-allergies-infos2004.html
asthme-allergies-infos2003.html
asthme-allergies-infos2002.html
Le journal Asthme&Allergies-Infos est disponibleConditions d'abonnement au journal : cliquez ici
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Fiches d'information disponibles sur l'asthme - consultez l'Association Asthme & Allergies
Les acariens (11/2000) |
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