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Apprécier la sévérité d’une crise
Une crise d’asthme peut être sévère d’emblée (en quelques minutes) ou évoluer depuis plusieurs jours avant
de s’aggraver. Trois critères permettent d’évaluer la sévérité d’une crise :
- L’intensité de la gêne respiratoire
- La réponse au traitement bronchodilatateur
- La valeur du Débit Expiratoire de Pointe quand sa mesure est possible
L’intensité de la gêne respiratoire est évaluée selon deux indicateurs : la possibilité de faire des exercices
physiques et la possibilité de dire une phrase sans reprendre son souffle.
Chez un jeune enfant, un creusement à la base du cou lors de l’inspiration est un signe de gravité.
Chez le nourrisson, un des seuls efforts physiques est l’allaitement. Un nourrisson qui peut prendre son biberon sans fatigue n’a pas de gêne
respiratoire importante.
Il est important d’évaluer l’efficacité du traitement de la crise d’asthme sur la gêne respiratoire et le chiffre
du Débit Expiratoire de Pointe lorsqu’il est mesurable. En effet, le signe qu’une crise est vraiment grave (ou va le devenir) est l’absence
d’efficacité du traitement administré. |
Savoir gérer la crise d’asthme
Nous vous proposons sous forme de tableau une conduite à tenir en fonction de l’intensité de la crise :
CRISE LÉGÈRE OU MODÉRÉE (tous les signes sont présents)
- - La toux, les sifflements ou la gêne respiratoire sont présents au cours de l’activité mais pas lors du repos. Le sommeil n’est
pas ou peu perturbé. Les bronchodilatateurs d’action rapide et de courte durée soulagent bien.
- Le Débit Expiratoire de Pointe mesuré est supérieur à 50 % de sa valeur normale et passe rapidement au-dessus de 80% après
la prise d’un bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée.
Dès les premiers signes, prendre 1 à 2 bouffées (en cas d’aérosol-doseur) ou inhalations (en cas d’inhalateur de
poudre) de bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée. Ces inhalations peuvent être répétées quelques
minutes plus tard si les symptômes persistent.
Si malgré la prise de bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée, la gêne respiratoire ne se calme pas ou s’aggrave,
il faut suivre les consignes de la crise plus sévère.
En cas de doute, ne pas hésiter à faire appel à un médecin |
CRISE PLUS SÉVÈRE (1 seul signe suffit)
- - Absence d’amélioration ou aggravation de la gêne respiratoire après la prise de bronchodilatateur d’action rapide et
de courte durée.
- La gêne respiratoire est présente au repos.
- Impossibilité de faire une phrase complète sans reprendre sa respiration.
- Chez le nourrisson : impossibilité de prendre son biberon sans reprendre sa respiration.
- Le Débit Expiratoire de Pointe mesuré est inférieur ou égal à 50% de sa valeur normale et ne passe pas très
rapidement au-dessus de 80% après bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée.
Faire immédiatement appel à un médecin ou se rendre à l’hôpital.
En attendant, il faut rapidement intensifier le traitement, notamment en prenant les corticoïdes
(en gouttes ou en comprimés) selon les instructions
de votre médecin et
répéter la prise de bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée. |
CRISE TRÈS SÉVÈRE (1 seul signe suffit)
- - Le Débit Expiratoire de Pointe mesuré est inférieur ou égal à 33% de sa valeur normale et ne passe pas très
rapidement au-dessus de 80% après bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée.
- Les lèvres sont bleues.
- Les idées s’embrouillent.
- Transpiration au repos.
- Épuisement, impossibilité de se lever, de parler.
Faire immédiatement appel au SAMU (appeler le 15 ou le 112 sur téléphone portable).
En attendant l’arrivée des secours, il faut rapidement intensifier le traitement notamment en prenant des corticoïdes (en gouttes ou
en comprimés) selon les instructions de votre médecin et répéter la prise de bronchodilatateur d’action rapide et de
courte durée |
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Éviter les circonstances favorisant la survenue d’une crise.
Pendant longtemps, le traitement de l’asthme s’est résumé au traitement des crises. Aujourd’hui, plutôt que
de se traiter au coup par coup, il est possible lorsque l’on a un asthme persistant de se traiter de façon préventive par un
traitement de fond afin d’éviter les crises. Il est important de bien faire la différence entre le traitement de la crise et
le traitement de fond. Le traitement de la crise apporte au moment de la crise un soulagement rapide en ouvrant les bronches.
Dans le cas d’un asthme persistant, un traitement de fond doit être pris tous les jours, même en l’absence de symptômes,
pour contrôler l’asthme et éviter les crises.
Cette approche préventive permet de réduire le nombre de crises, mais aussi de diminuer le sentiment d’inquiétude et d’améliorer
la qualité de vie des personnes asthmatiques.
Pour prévenir les crises et maintenir une qualité de vie optimale, une bonne connaissance de la maladie est toutefois indispensable.
Il est important notamment de pouvoir :
-
identifier les facteurs déclenchants de vos crises pour les éviter,
-
bien connaître les effets de vos médicaments et prendre régulièrement votre traitement de fond,
-
mettre en œuvre un traitement préventif dans certaines situations à risque (par exemple : prendre un
bronchodilatateur d’action
rapide et de courte durée avant un exercice physique),
-
identifier les premiers signes de la crise et la traiter le plus rapidement possible,
-
évaluer son état respiratoire en cas d’aggravation des symptômes et contacter son médecin sans retard
si besoin.
Toutes ces compétences peuvent être développées en collaboration avec votre médecin et en participant à des
réunions d’éducation organisées par des soignants (infirmières, kinésithérapeutes, psychologues,
pharmaciens, médecins…) dans les Écoles de l’Asthme ou Centres du Souffle.
Pour vous renseigner sur le centre éducatif le plus proche de votre domicile, vous pouvez
contacter
le numéro vert Asthme & Allergies Infos Service 0800 19 20 21 ou
consulter le site internet
Document réalisé avec le soutien du Laboratoire GSK
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