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màj : 23-Sep-2004


3 rue de l'Amiral Hamelin
    75116 PARIS
France

tél. (33 1) 47 55 03 56
Fax (33 1) 44 05 91 06
courriel à Ch. Rolland 
Infos Services: appel gratuit
0 800 19 20 21

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Association Asthme & Allergies
Programme National de Recherche et d'Éducation

Comment éviter la survenue
d'une crise d'asthme sévère ?

La survenue d’une crise d’asthme sévère peut être le plus souvent évitée à condition d’en connaître les signes annonciateurs et de mettre en œuvre un plan d’action personnalisé. Vous trouverez dans ce document des recommandations générales. Elles devront être adaptées à votre situation, en accord avec votre médecin traitant.


Connaître les premiers signes d’une crise d’asthme

Une crise d’asthme arrive rarement sans signes d’alerte. Presque tous les asthmatiques ont des petits signes qui apparaissent avant le début de la crise d’asthme proprement dite. Ces signes d’alerte sont différents selon chaque asthmatique. Toutefois, ils varient rarement chez une même personne.
Une crise d’asthme est parfois difficile à reconnaître, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de la première crise.

Les petits signes qui peuvent annoncer la crise :
- La toux
- Une fatigue
- Les yeux qui piquent, qui grattent ou qui coulent
- Le nez qui coule
- La gorge qui gratte, qui pique ou qui fait mal
- Des éternuements
- Un mal de tête
- Un changement de comportement chez l’enfant
- Un changement de couleur du visage
- Des cernes autour des yeux
- Une chute du Débit Expiratoire de Pointe (appelé aussi Peak Flow)
Ces petits signes sont importants à connaître et à reconnaître. Selon la gravité de la crise, on peut conseiller soit la prise d’un bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée, soit la surveillance du Débit Expiratoire de Pointe, soit les deux.

Quatre signes doivent faire penser à l’asthme :
- La toux
- L’essoufflement
- Les sifflements dans la poitrine
- L’oppression thoracique
La toux est parfois considérée, à tort, comme non liée à l’asthme. La toux typique d’un asthmatique est sèche, quinteuse, survenant au milieu de la nuit ou déclenchée par un effort physique. Mais elle peut prendre d’autres aspects, être grasse, se manifester dans la journée, sans facteur déclenchant apparent. Le fait d’ignorer la toux en tant que symptôme de l’asthme conduit souvent au diagnostic de bronchite et à la prescription de sirops ou d’antibiotiques qui sont totalement inefficaces contre l’asthme. Plusieurs épisodes de toux ou une toux chronique, accompagnés ou non d’essoufflement ou de sifflements, doivent faire consulter.

 

La gêne respiratoire peut n'être "visible" qu’à l’effort. Pendant la crise, la respiration est gênée par le spasme (contraction) des bronches. On peut entendre un sifflement dans la poitrine. Ce sifflement correspond au passage de l'air dans les bronches resserrées. La gêne dure de quelques minutes à quelques heures et se transforme ensuite en une sorte de "bronchite" avec une toux grasse pendant quelques jours.
Certains asthmatiques ont beaucoup de mal à ressentir l’obstruction de leurs bronches. Chez ces personnes (y compris les enfants à partir de 5-6 ans), la mesure du Débit Expiratoire de Pointe à l’aide d’un débit-mètre de pointe, un petit appareil qui permet de mesurer son souffle, peut être utile pour détecter l’apparition d'une crise d’asthme : lorsqu’une crise d’asthme apparaît, le débit de pointe diminue.

Apprécier la sévérité d’une crise
Une crise d’asthme peut être sévère d’emblée (en quelques minutes) ou évoluer depuis plusieurs jours avant de s’aggraver. Trois critères permettent d’évaluer la sévérité d’une crise :
- L’intensité de la gêne respiratoire
- La réponse au traitement bronchodilatateur
- La valeur du Débit Expiratoire de Pointe quand sa mesure est possible
L’intensité de la gêne respiratoire est évaluée selon deux indicateurs : la possibilité de faire des exercices physiques et la possibilité de dire une phrase sans reprendre son souffle.
Chez un jeune enfant, un creusement à la base du cou lors de l’inspiration est un signe de gravité.
Chez le nourrisson, un des seuls efforts physiques est l’allaitement. Un nourrisson qui peut prendre son biberon sans fatigue n’a pas de gêne respiratoire importante.
Il est important d’évaluer l’efficacité du traitement de la crise d’asthme sur la gêne respiratoire et le chiffre du Débit Expiratoire de Pointe lorsqu’il est mesurable. En effet, le signe qu’une crise est vraiment grave (ou va le devenir) est l’absence d’efficacité du traitement administré.

Savoir gérer la crise d’asthme
Nous vous proposons sous forme de tableau une conduite à tenir en fonction de l’intensité de la crise :

CRISE LÉGÈRE OU MODÉRÉE (tous les signes sont présents)

  • - La toux, les sifflements ou la gêne respiratoire sont présents au cours de l’activité mais pas lors du repos. Le sommeil n’est pas ou peu perturbé. Les bronchodilatateurs d’action rapide et de courte durée soulagent bien.
  • Le Débit Expiratoire de Pointe mesuré est supérieur à 50 % de sa valeur normale et passe rapidement au-dessus de 80% après la prise d’un bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée.

Dès les premiers signes, prendre 1 à 2 bouffées (en cas d’aérosol-doseur) ou inhalations (en cas d’inhalateur de poudre) de bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée. Ces inhalations peuvent être répétées quelques minutes plus tard si les symptômes persistent.
Si malgré la prise de bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée, la gêne respiratoire ne se calme pas ou s’aggrave, il faut suivre les consignes de la crise plus sévère.

En cas de doute, ne pas hésiter à faire appel à un médecin

CRISE PLUS SÉVÈRE (1 seul signe suffit)

  • - Absence d’amélioration ou aggravation de la gêne respiratoire après la prise de bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée.
  • La gêne respiratoire est présente au repos.
  • Impossibilité de faire une phrase complète sans reprendre sa respiration.
  • Chez le nourrisson : impossibilité de prendre son biberon sans reprendre sa respiration.
  • Le Débit Expiratoire de Pointe mesuré est inférieur ou égal à 50% de sa valeur normale et ne passe pas très rapidement au-dessus de 80% après bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée.

Faire immédiatement appel à un médecin ou se rendre à l’hôpital.
En attendant, il faut rapidement intensifier le traitement, notamment en prenant les corticoïdes
(en gouttes ou en comprimés) selon les instructions de votre médecin et
répéter la prise de bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée.

CRISE TRÈS SÉVÈRE (1 seul signe suffit)

  • - Le Débit Expiratoire de Pointe mesuré est inférieur ou égal à 33% de sa valeur normale et ne passe pas très rapidement au-dessus de 80% après bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée.
  • Les lèvres sont bleues.
  • Les idées s’embrouillent.
  • Transpiration au repos.
  • Épuisement, impossibilité de se lever, de parler.

Faire immédiatement appel au SAMU (appeler le 15 ou le 112 sur téléphone portable).

En attendant l’arrivée des secours, il faut rapidement intensifier le traitement notamment en prenant des corticoïdes (en gouttes ou en comprimés) selon les instructions de votre médecin et répéter la prise de bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée

 

Éviter les circonstances favorisant la survenue d’une crise.
Pendant longtemps, le traitement de l’asthme s’est résumé au traitement des crises. Aujourd’hui, plutôt que de se traiter au coup par coup, il est possible lorsque l’on a un asthme persistant de se traiter de façon préventive par un traitement de fond afin d’éviter les crises. Il est important de bien faire la différence entre le traitement de la crise et le traitement de fond. Le traitement de la crise apporte au moment de la crise un soulagement rapide en ouvrant les bronches.
Dans le cas d’un asthme persistant, un traitement de fond doit être pris tous les jours, même en l’absence de symptômes, pour contrôler l’asthme et éviter les crises.
Cette approche préventive permet de réduire le nombre de crises, mais aussi de diminuer le sentiment d’inquiétude et d’améliorer la qualité de vie des personnes asthmatiques.
Pour prévenir les crises et maintenir une qualité de vie optimale, une bonne connaissance de la maladie est toutefois indispensable.
Il est important notamment de pouvoir :

  • identifier les facteurs déclenchants de vos crises pour les éviter,

  • bien connaître les effets de vos médicaments et prendre régulièrement votre traitement de fond,

  • mettre en œuvre un traitement préventif dans certaines situations à risque (par exemple : prendre un bronchodilatateur d’action rapide et de courte durée avant un exercice physique),

  • identifier les premiers signes de la crise et la traiter le plus rapidement possible,

  • évaluer son état respiratoire en cas d’aggravation des symptômes et contacter son médecin sans retard si besoin.

Toutes ces compétences peuvent être développées en collaboration avec votre médecin et en participant à des réunions d’éducation organisées par des soignants (infirmières, kinésithérapeutes, psychologues, pharmaciens, médecins…) dans les Écoles de l’Asthme ou Centres du Souffle.
Pour vous renseigner sur le centre éducatif le plus proche de votre domicile, vous pouvez contacter le numéro vert Asthme & Allergies Infos Service 0800 19 20 21 ou consulter le site internet

Document réalisé avec le soutien du Laboratoire GSK

Dessins : Claude Dessous

 

Tableau des principaux
médicaments antiasthmatiques

(liste non exhaustive)

Cliquez ici pour afficher ce tableau avec 
les Médicaments de la crise
et Traitements de fond
 

 

L'asthme concerne plus de 3,5 millions de Français dont 1/3 d'enfants, et chaque jour, plusieurs personnes meurent, dans notre pays, d'une crise d'asthme grave.

Malgré les traitements très efficaces, de récentes enquêtes prouvent que la qualité de vie des asthmatiques reste médiocre. Il est donc apparu essentiel de mieux informer tous ceux qui sont concernés par l'asthme : acteurs de santé, asthmatiques et leur famille.

L'association Asthme&Allergies a été créée en 1991 par des pneumologues français pour mettre en place un vaste Programme National de Recherche en Santé Publique et d'Education, dans lequel s'inscrivent ces brochures.

Grâce à une telle initiative l'asthme pourra être mieux contrôlé et mieux traité pour le bien-être de tous.


Vous pouvez obtenir cette information sous forme d'un dépliant en écrivant au siège
Le journal Asthme&Allergies-Infos est disponibleConditions d'abonnement au journal : cliquez ici


dessin : F. Puig Rosado
   

L'ASSOCIATION ASTHME & ALLERGIES
Programme National de Recherche et d'Éducation
remercie ses partenaires (2004):

Les Laboratoires GSK, Aventis,  Astra-Zeneca,
Stallergènes, MSD Chibret, UCB-Pharma, Allerbio
les Sociétés Dyn'RMediflux et Pulmomed.

qui soutiennent ses actions. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez écrire au siège de l'Association ou envoyer un courriel (courrier électronique) à :
Christine Rolland 3 rue de l'Amiral Hamelin - 75116 Paris    France
tél. (33 1) 47 55 03 56     Fax (33 1) 44 05 91 06 
Le journal Asthme&Allergies Infos est disponible Conditions d'abonnement au journal : cliquez ici


Fiches d'information disponibles sur l'asthme - consultez l'Association Asthme & Allergies

  1. Qu'est-ce que l'asthme ?
  2. Inhalateurs et Asthme
  3. La mesure du débit expiratoire de pointe
  4. Sport et Asthme
  5. Comment éviter la survenue d'une crise d'asthme sévère ?

Les acariens (11/2000 )
Le rhume des foins
Broncho-dilatateurs et Asthme
L'Asthme à l'école : un guide pour les enseignants.
L'Asthme chronique
Corticoïdes (dérivés de la cortisone) et Asthme


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Date de création : 5 avril 2003  màj : 20-Nov-2003  
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